Archives de catégorie : Autour de l’intermittence

FÊTES VOTIVES ET ORCHESTRES DE BAL : À SITUATION DÉSASTREUSE, DÉBAT POSSIBLE ?

Dans la première partie de notre enquêtenous nous sommes fait l’écho des dangers qui menacent, selon certains artistes, les orchestres de bal au sein des fêtes votives de l’Hérault. La situation étant désastreuse, y a-t-il un débat possible ? Telle est l’épineuse question de ce second volet.

Enquête sur l’avenir des fêtes votives et des orchestres de bal dans l’Hérault (2/2)

FÊTES VOTIVES ET ORCHESTRES DE BAL : À SITUATION DÉSASTREUSE, DÉBAT POSSIBLE ?


À la relecture de cet article, le président du SNACOPVA Serge Navarro a corrigé la quasi totalité de ses propos (malgré un enregistrement de la conversation initiale). Après une première série de corrections, il nous a de nouveau intimé l’ordre de procéder à des ajouts au cœur de l’article, sous peine de refuser toute publication. Notre objectif étant de présenter les logiques qui opposent les deux parties dans ce conflit, nous avons accepté de retranscrire, dans un souci d’apaisement et de dialogue, toutes les corrections demandées ; nous les avons seulement indiquées explicitement (« ⇒ »), par souci de justice pour la partie adverse – qui n’a imposé aucune modification* – et pour le travail de notre journaliste.


Un statut cadre pour le chef d’orchestre ?

« Nous ne sommes plus qu’une minorité à faire le métier dans les règles de l’art en déclarant nos musiciens, alors qu’il se trouve une trentaine d’orchestres en France, affirme Pascal Douzet, qui nous assure que n’importe qui peut se prétendre chef d’orchestre en France. Le reste fait n’importe quoi en se faisant payer 4 500 €, charges et cotisations incluses pour un orchestre de 25 personnes. C’est intenable. Cela devrait coûter 10 000 €. Certains magouillent avec le statut d’intermittent pour permettre aux musiciens de déclarer 43 dates dans l’année et ces derniers ferment leur gueule. Des gens travaillent à perte, alors que c’est interdit. » Il estime que personne ne met son nez là-dedans, alors que Pôle Emploi, l’Urssaf, les impôts devraient y regarder.

Il faut donc valoriser le métier pour le sauver

Étant donné que le mandataire, soit le chef d’orchestre, est reconnu de jure (cf. l’arrêt de la cour de cassation du 4 décembre 2013 qui pourrait faire jurisprudence) comme employeur des autres musiciens, il faut que cela apparaisse dans son statut. Les chefs d’orchestre demandent donc une certification et un statut de cadre sous contrôle de la DRAC. C’est ce qu’ils aimeraient que leur syndicat les aide à défendre. Christophe Alméras regrette que le SNACOPVA ne les y aide pas. Au motif que les chefs d’orchestre perdraient ainsi leur statut de salarié, le syndicat refuse d’en discuter. Pour éviter de changer le modèle, il distille des conseils, « des rustines d’optimisation comptable ». Les chefs d’orchestre qui tentent de faire changer les choses regrettent ainsi que le syndicat censé les représenter ne participe pas aux réunions préfectorales et qu’il n’ait aucun délégué départemental dans l’Hérault ou le Gard.

L’objectif serait de parvenir, avec l’aide du syndicat et des employeurs occasionnels de spectacles qui sont inscrits au Guso, à un abattement de 50 % des cotisations sociales collectées par le Guso, pour les chefs d’orchestre certifiés. Ce, dans le but d’encourager le métier à se réguler et de venir en aide aux organisateurs occasionnels bénévoles dont les subventions diminuent. Car sans orchestres, les fêtes perdraient leur âme populaire.

La certification permettrait également au chef d’orchestre de proposer deux formules : une formule réduite, pour un coût de 5 000 € et une formule complète pour un coût de 10 000 € sous deux noms d’orchestres différents, puisque c’est le chef d’orchestre qui serait certifié. Le GIP Cafés Cultures, qui est financé par les collectivités territoriales, ne pourrait-il pas être étendu aux orchestres de bal, ce qui permettrait même de parvenir à une prise en charge de 65 % de la masse salariale minimum de leur convention collective (annexe 6) par ce fonds d’aide, incitant les mandataires à déclarer tous leurs musiciens ? Cela serait logique, étant donné que ce fonds d’aide bénéficie aux enseignes privées quand elles embauchent des groupes de musique. Cela semblerait d’autant plus logique qu’il soit mis au profit des associations à but non lucratif quand elles organisent des fêtes. Pour l’heure, un orchestre de bal ne coûte que la somme des salaires minimums.


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HÉRAULT : FÊTES VOTIVES MENACÉES, ORCHESTRES DE BAL EN DANGER (1/2)

Qu’en dit le syndicat ?

Serge Navarro, président du SNACOPVA, dit être conscient que la situation est actuellement difficile pour les orchestres de bal, mais estime que les solutions que certains préconisent sont utopiques. « Nous avons étudié leurs requêtes et leur avons répondu. Je suis d’accord avec eux sur le fond du propos, sur le constat, pas sur leurs arguments. » Pourtant, les personnes que nous avons interrogées disent qu’elles n’ont pas reçu de réponse et que rien n’a changé.

Il s’explique : « Nous défendons le bien du salarié avant tout et pas seulement les chefs d’orchestre. Les chefs des grands orchestres de bal font souvent un amalgame, ils se prennent pour des patrons alors qu’ils sont artistes mandataires salariés. La seule solution, pour eux, c’est de devenir officiellement patrons. »

Et le statut de cadre, qu’en pense-t-il ? Il estime que le SNACOPVA, dépendant de la CFE-CGC « a tenté il y a bien longtemps d’obtenir le statut cadre aux responsables d’orchestres de bal. Nos arguments tentaient de démontrer la fonction de cadre au regard des responsabilités qu’exerce l’artiste mandataire salarié (comme dans toute entreprise) entre l’employeur (les organisateurs de spectacles : productions, comité des fêtes, associations diverses…) et les collègues artistes salariés. À cette demande, les partenaires sociaux (salariés et patrons) ont rétorqué qu’il n’y avait que deux possibilités légales : être patron (responsabilité de l’équipe artistique et technique, achat possible de matériel en tant que prestataire, récupération de TVA…) ou artiste salarié mandataire, ce qui réduit grandement le champ d’action. »

[⇒ Ajout imposé : « Il n’est par sa fonction que le lien désigné par ses confrères pour la relation avec l’employeur (signature d’un contrat collectif après aval de ses confrères artistes nommant le responsable d’orchestre par mandat). Il est le “garant” de la bonne collecte des informations sociales de tous les artistes (lui compris) pour que l’employeur puisse établir toutes les déclarations… »]

Il estime par ailleurs que « demander le “statut cadre” [irait] à l’encontre du désir [de ces personnes] de faire “baisser les cotisations sociales” ». Car, « l’employeur d’un cadre a plus de cotisations sociales ». Justement, il serait question d’un abattement de charges. « Oui, mais celui-ci se ferait au détriment des droits des salariés que nous défendons. »

Et l’idée de proposer un abattement des cotisations sociales par le biais du GIP Cafés Cultures ? « Les partenaires sociaux ne sont pas d’accord, cela aurait un impact sur les droits sociaux. Si moins de charges sont payées, cela fait moins d’argent dans les caisses de l’État, donc moins d’aides en cas d’arrêt maladie, etc. »

Alors, on aiderait les commerces, cafés, restaurants… quand ils embauchent des musiciens, on leur rembourserait une partie de ce que cela leur coûte mais pas aux bénévoles qui organisent des fêtes votives, des bals populaires ? « Oui, les patrons de café ont obtenu, par le biais de leurs syndicats, des aides mais pas les occasionnels. Ceux-ci, en se regroupant et en se fédérant, ont réussi à bénéficier d’abattements Sacem et autres, et nous sommes attentifs à leurs besoins, c’est pourquoi nous venons de rencontrer le président national de la FCF (Fédération des Festivals, Carnavals et Festivités). C’est en étant partenaires que nous aiderons nos employeurs occasionnels ! »

Nous demandons des états généraux !

Le président du SNACOPVA pointe du doigt l’inaction de l’État et regrette que celui-ci laisse mourir la musique vivante, les orchestres. Il se dit conscient du fait que beaucoup fraudent et ne respectent pas la loi, mais que c’est à l’État qu’incombe cette mission de contrôle. « Nous avons envoyé des recommandés dans 63 Direccte, seule celle de Toulouse nous a répondu et cela bouge en Haute-Garonne. » Il poursuit : « Il faut que l’État prenne position pour sauvegarder les fêtes votives et la culture française ! La culture est sur une pente glissante c’est un appel à l’aide qui est poussé ! Si les fêtes populaires se réduisent à aller se bourrer la gueule à Bayonne, cela ne vaut pas le coup. N’est-ce pas la fin des orchestres de bal ? »

En réalité, ce qu’il reproche aux mandataires des grands orchestres, c’est d’avoir quelque peu dévoyé le métier en débarquant avec une grosse armada de musiciens, de techniciens et de matériel.

[⇒ Ajout imposé : « En effet, le bal est fait pour danser (que ce soit des musiques de variété ou autres tels que défini à l’annexe bal de la convention collective IDCC 30.90) et le concert que donnent certains orchestres n’est plus classable dans la catégorie “bal”. »]

Il estime que ces gens-là devraient se fédérer et probablement changer de statut, passer en SARL, SA, SAS, par exemple et être eux-mêmes producteurs (adhérent PRODISS, SNES…). « C’est impossible, nous dit l’un d’eux. Impossible de se salarier et d’être producteur pour un comité des fêtes. Le SNACOPVA représente les accordéonistes, pas les gros orchestres. Dès lors qu’il n’y a pas de partie technique, on peut gagner sa vie en jouant dans les bals. Ce que nous demandons, c’est que soit prise en compte la location du matériel technique ! »

[⇒ Ajout imposé : « Le SNACOPVA répond que certains mandataires sont, contrairement aux allégations de ce groupe, à la tête de gros orchestres de bal : Gil St Laurent, Klein, Oasis, Malaga, Jean Ribul, Stéphane Courtot Renoux, Welcome Orchestra, Paris Select (pour les orchestres spécialisés dans l’événementiel), etc. L’arrêt de cassation qui a requalifié un mandataire comme employeur est un exemple ; je vous rappelle en contre-exemple que le SNACOPVA a récemment défendu un adhérent mandataire et que nous avons eu gain de cause devant les prud’hommes de Toulouse début 2018 ! Le tout est de rester dans les clous et ne pas outrepasser ses fonctions… »]

Nous demandons des états généraux !

Finalement, s’il y a un point sur lequel les uns et les autres trouvent à accorder leurs violons, c’est qu’ils ne sont d’accord sur rien, ou à peu près. Le SNACOPVA semble pousser ces « gros » qui font du bruit à aller se chercher un autre syndicat pour les représenter. Mais ceux-ci estiment qu’ils n’en ont pas les moyens. « Nous sommes obligés d’utiliser les contrats SNACOPVA ! » Alors, ce qu’ils demandent, ce sont des états généraux, afin que tout le monde puisse s’asseoir à une table et discuter, ce qui est pour l’instant impossible, les uns disant qu’on ne veut pas les recevoir, les autres qu’on les insulte, ce qui fait probablement les affaires des politiques qui, pendant ce temps, n’ont pas à se préoccuper des problèmes.

Et c’est la culture populaire qui s’éteint petit à petit. Pourtant, de chaque côté on dit se battre pour la sauver. Une source proche du dossier nous dit même que Patrick Vignal, député LREM de l’Hérault, attend que le SNACOPVA le contacte pour faire remonter le dossier au ministère. Alors, chiche, on s’y met ?

Matthieu de GUILLEBON

NB : Le but de notre enquête n’est évidemment pas de soutenir une partie contre une autre, mais de présenter du mieux possible un conflit, avec les logiques qui s’opposent. C’est pourquoi chacune a eu un droit de relecture sur ses propos.

Source : Profession Spectacle

Pays-Haut : l’union fait-elle la force des intermittents du spectacle ?

Une société coopérative d’intérêt collectif pour les intermittents de la région pourrait naître dans les semaines à venir. Première réunion pour ce projet original ce lundi 28 mai, à Nilvange.

Pays-Haut : l’union fait-elle la force des intermittents du spectacle ?
Plusieurs intermittents du spectacle du Pays-Haut font partie d’une initiative originale : la possible création d’une société coopérative d’intérêt collectif. Une réunion a lieu lundi soir au café culture Le Gueulard, à Nilvange. Photo Illustration RL

C’est une initiative suffisamment rare pour être signalée. Plusieurs intermittents du spectacle de Lorraine, dont quelques artistes du Pays-Haut, ont décidé d’organiser une réunion lundi 28 mai à 18h30 au café culture Le Gueulard, à Nilvange, dans l’objectif de créer une société coopérative d’intérêt collectif (Scic) regroupant tous les intermittents de la région. Explications avec le Longovicien Boris Maxant, qui fait partie de ceux qui ont lancé l’idée au sein de la compagnie Les Miroisques.

Pourquoi avoir lancé l’idée ?

Boris MAXANT  : « Déjà, il s’agirait de rassembler tous les artistes mais aussi tous ceux qui sont dans la production et la diffusion culturelle, comme les salles de spectacle ou les salles de répétition, au sein d’une structure coopérative. L’intérêt serait multiple. Beaucoup d’entre nous sont dans la précarité. Il nous faut donc nous regrouper pour réussir à peser. Cela permettrait aussi de mutualiser les moyens, notamment pour l’achat de matériel son ou image ou autres. On pourrait aussi imaginer proposer des avances à taux zéro du collectif pour celles et ceux qui sont dans la difficulté momentanée. Quand un groupe de musique souhaite presser un disque ou louer une salle pour une prestation, ça pourrait le dépanner.Il y aurait une structure capable de gérer toutes les démarches administratives. »

Existe-t-il d’autres Scic de ce genre ?

« Il y en a une en projet en Alsace. Mais les premiers retours qu’on a montrent que de nombreuses personnes sont intéressées par la démarche. »

Y aura-t-il du monde lundi ?

« On a lancé les invitations. On devrait être nombreux. Tout le monde est le bienvenu, même si dans un premier temps, on se préoccupera surtout du spectacle vivant et des intermittents. Ceci dit, c’est une réunion d’information, donc on pourra échanger avec d’autres personnes également. À noter que Joel Beyler, de la coopérative alsacienne Artenréel#1, sera présent. C’est une première rencontre entre nous qui en appellera, je l’espère, d’autres. »

Pourquoi est-ce si difficile d’être intermittent ?

« On entend souvent que les artistes sont payés même quand ils ne sont pas sur scène. Beaucoup de gens oublient que monter des spectacles demande des phases de création, de répétition, de préparation des costumes ou encore des décors. Ce statut a été une belle conquête, mais il a tout de suite été remis en question, notamment par le patronat. Ce n’est pas la panacée mais il permet tout de même des choses, notamment de rémunérer l’acte de création. »

Propos recueillis par S. B.

Source : Le Républicain Lorrain

FÊTES VOTIVES MENACÉES, ORCHESTRES DE BAL EN DANGER

Si l’affaire semble réglée pour cette année, en ce qui concerne l’organisation des fêtes votives dans l’Hérault, il n’en est pas de même de l’avenir des orchestres de bal qui en sont le liant.

Enquête sur l’avenir des fêtes votives et des orchestres de bal dans l’Hérault (1/2)

FÊTES VOTIVES MENACÉES, ORCHESTRES DE BAL EN DANGER
Fête votive à Aubais dans le Gard (crédits : Denysgeorges – Wikipédia)

Par une lettre adressée aux maires de l’Hérault en début d’année, le préfet du département, évoquant l’organisation des fêtes votives, demandait que celles-ci n’excèdent pas une durée de sept jours, incitant même à ce qu’elles se limitent à trois ou quatre jours, compte-tenu des problèmes de sécurité et de la mobilisation constante des forces de l’ordre en contexte de menace terroriste.

Le préfet reconnaît « que les fêtes font partie intégrante de la tradition locale et génèrent une activité économique importante » ; l’incitation à réduire le nombre de jours de festivités n’a aucune valeur obligatoire, rappelle Nicolas Noguera, adjoint au maire de Lansargues, en charge des festivités. « Juridiquement, le préfet ne peut pas prendre d’arrêté pour interdire les fêtes votives », nous explique-t-il, tout en affirmant comprendre la position délicate du préfet qui n’a pas à sa disposition un nombre illimité de gendarmes.

Les fêtes votives entraînent-elles un surcroît d’insécurité ?

L’adjoint au maire de Lansargues le nie, affirmant que c’est une fausse excuse invoquée par le préfet. La délinquance qui peut exister dans le village n’est pas propre aux fêtes, estime-t-il. « Nous avons notre sécurité privée, avec laquelle nous fonctionnons depuis dix ans et les gendarmes ne passent qu’une fois au cours des fêtes. »Et d’ajouter : « Nos fêtes créent de l’emploi dans le village, elles font travailler restaurateurs, brasseurs, cafetiers, orchestres, food trucks. Cela génère 55 millions sur trois départements, l’Hérault, le Gard et les Bouches-du-Rhône. »

Selon Nicolas Noguera, les fêtes de Lansargues sont parmi les plus importantes avec celles de Mauguio. « Les gens y viennent entre amis, en famille, de partout ils viennent pour les fêtes. » À la suite de la réunion qui s’est tenue avec le préfet lundi 7 mai 2018, il nous assure que tout s’est bien passé et que les neuf jours de festivité sont maintenus. Le préfet leur a confirmé qu’il manquait de gendarmes mais ne pouvait rien leur imposer. « Les fêtes votives ne sont pas prioritaires pour lui, et même s’il y avait moins de fêtes, les gendarmes ne seraient pas plus présents. Il a toutefois reconnu que nous étions « de bons élèves » et que les « mauvais » étaient absents de la réunion. » Ainsi les jours de festivités seront-ils maintenus à Mauguio, Marsillargues, Lunel, Saint-Just.

En ce qui concerne les bals ?

« Nous les maintenons chaque soir comme prévu avec les orchestres. Les orchestres de bal font partie des fêtes votives. Les gens viennent écouter et voir de la musique vivante. Le soir, il ne faut pas de D.J. »

À Baillargues, le maire a annoncé au mois de mars qu’il raccourcissait la durée de la fête et supprimait tous les bals. « J’ai décidé de supprimer tous les bals et de les remplacer par le retour des peñas et des harmonies. Je vais également inviter des manèges », avait-il affirmé à Midi Libre.

Orchestres de bal en danger !

Le maire de Baillargues, Jean-Luc Meissonnier, mettait en avant le coût des orchestres de bal qui peut s’élever à 7 000 ou 8 000 €. En effet, les orchestres coûtent cher et devraient même coûter plus que cela pour que les musiciens puissent vivre honnêtement de leur métier et prendre en compte l’amortissement de leur matériel. Alors, sont-ils condamnés à disparaître, et avec eux l’âme des fêtes votives, par essence populaires, au profit de D.J. ?

Ce n’est a priori pas ce que souhaitent les organisateurs ni le public, les musiciens encore moins. Philippe Raybaud, président de la Fédération Nationale des Comités et Organisateurs de Festivités (FNCOF), se dit concerné par cette question mais veut la dissocier de l’organisation des fêtes votives. Représentant d’abord les organisateurs, il semble en délicate position pour répondre aux revendications des chefs d’orchestres de bal qui sentent leur profession menacée. Ceux-ci pointent du doigt la concurrence déloyale qui leur est faite, en réalité le travail dissimulé, la fraude quasi généralisée dans la profession.

Pascal Douzet, qui est à la tête d’un grand orchestre de bal, estime que la situation est très grave. Il a renoncé à animer les fêtes votives avec son orchestre. « Certains proposent des prestations deux fois moins cher ! »Christophe Alméras, qui dirige l’un des plus grands orchestres, tient le même discours. « Il existe une concurrence déloyale ; les clients ferment les yeux et n’achètent plus de la qualité, alors les bons sont voués à disparaître ! »

Magouilles et compagnie

Comment cela se passe, Christophe Alméras nous l’explique. Le chef d’orchestre embauche une partie de ses musiciens au noir et en déclare une partie. La règle, selon lui, c’est un orchestre de vingt personnes. Dix seront embauchées au noir et dix ne percevront pas de salaire net mais des indemnités qui leur permettront d’obtenir leur statut d’intermittent. « Ils travaillent presque gratos pour avoir leur statut. En outre, ils paient des impôts sur ce qu’ils ne touchent pas. Pour nous qui déclarons, le montant des charges dédiées au Guso est de 2 300€, contre 1 200 pour eux. Par ailleurs, leur matériel n’est pas aux normes et ils déclarent mal leurs musiciens. »

« Il faut réguler le statut du chef d’orchestre car le métier est en train de mourir, mais le SNACOPVA n’y connaît rien. Pour eux, nous sommes des producteurs de spectacle, alors que non. C’est un syndicat d’un autre temps ! »

Nous entendons le même son de cloche chez certains autres chefs d’orchestre. Pour Pascal Douzet, le Syndicat National des Artistes, Chefs d’Orchestre Professionnels de Variétés et Arrangeurs*, censé les représenter, est une catastrophe. « Le président et les membres du SNACOPVA ont de petits orchestres de deux ou quatre musiciens, en lesquels le contrat d’engagement collectif n’a pas de légitimité, pour lesquels il est égal de payer individuellement chaque artiste. Ils n’ont pas du tout les mêmes contraintes que nous qui avons des semi-remorques et des écrans de huit mètres de haut. Nous sommes assujettis à un contrat d’engagement collectif, en particulier vis-à-vis de nos employeurs, producteurs occasionnels « bénévoles » qui sont inscrits au Guso. Ce ne sont pas des professionnels du spectacle et ce sont eux qui endossent toutes les responsabilités sans connaissance des règles, du droit du travail, de la sécurité des salariés et du public. »

Alors, si leur syndicat ne les représente pas, ne pourraient-ils s’en passer ? « C’est le SNACOPVA qui fait référence auprès des pouvoirs publics et des autres syndicats ; il détient le listing des organisateurs des comités des fêtes de France. Mais en 2018, ce syndicat ne représente plus le métier. »

« Il est incontournable car historiquement référent », affirme un chef d’orchestre selon qui seuls le préfet ou le ministre pourraient le contourner. C’est donc aux pouvoirs publics et aux fédérations représentant les employeurs occasionnels de spectacles qu’il en appelle pour sauver, par la régulation et la valorisation des métiers de bal, une profession menacée.

Quel dialogue possible ? À suivre, dans la deuxième partie, avec la réponse du SNACOPVA…

Matthieu de GUILLEBON

* Dans le second volet de notre enquête, la parole sera essentiellement donnée au SNACOPVA. À suivre donc…

Source : Profession Spectacle

Les deux tiers des salariés de l’audiovisuel sont des intermittents

Un secteur entier qui bénéficie d’un régime d’indemnisation du chômage très favorable, voici le gigantesque effet d’aubaine qui profite au secteur de l’audiovisuel en France.

Les deux tiers des salariés de l'audiovisuel sont des intermittents
67 % des salariés de l’audiovisuel sont en contrat CDDU.

Pour la première fois, un portrait statistique complet des entreprises de l’audiovisuel a été dressé à partir des données d’Audiens, le groupe de protection sociale dédié au monde de la culture, de la communication et des médias.

Ce secteur regroupe quatre branches principales : la production audiovisuelle et cinéma, la radiodiffusion, la télédiffusion, la prestation technique image et son.

En 2016, le champ de l’audiovisuel rassemble 207.625 salariés, et la principale révélation de cette étude est que 67% d’entre eux sont en contrat «CDDU». Le Contrat à durée déterminée dit «d’usage» (CDDU) concerne les artistes, ouvriers et techniciens du spectacle qui alternent des périodes d’emploi et de non emploi, au travers de contrats à durée déterminée liés à une fonction temporaire par nature. Ils peuvent bénéficier d’un régime d’assurance chômage spécifique (annexes 8 et 10). On parle d’intermittents dans le langage courant, par opposition aux salariés permanents des secteurs de l’audiovisuel et du spectacle vivant, en CDI et CDD. Le reste des effectifs est ainsi en CDI pour 22%, en CDD pour 9% et en pige pour 2%.

Les métiers de l’audiovisuel sont par nature pour beaucoup d’entre eux liés à des projets ponctuels, mais une telle proportion indique à l’évidence un effet d’aubaine. D’autant que l’on note, selon les secteurs, entre 32% et 82% des salariés en CDDU de l’audiovisuel sont employés, au cours d’une année, dans d’autres secteurs (page 24 du rapport) :

32% pour la production audiovisuelle et cinéma

62,5% pour la radiodiffusion

75% pour la télédiffusion

82% pour la prestation technique image et son

Il y a une contradiction : on ne peut pas à la fois demander un régime salarial (et d’indemnisation du chômage) d’exception sous le prétexte que l’on est «coincé» dans des activités ponctuelles, et travailler dans d’autres secteurs professionnels !

D’autant que le régime des intermittents coûte très cher à la collectivité : selon la Cour des comptes, le déficit du régime des intermittents du spectacle représente «un tiers du déficit total de l’assurance chômage». Sur les dix dernières années, «le déficit cumulé du régime des intermittents s’est établi à un montant proche de l’endettement total du régime d’assurance chômage, soit 9,1 milliards d’euros à la fin 2010». En 2013, la Cour des comptes réaffirme le «caractère structurel» du déficit des intermittents. Une remise à plat de ce régime est plus que jamais urgente.

Source : Économie Matin

Gérald Larteau nous a quittés. Au revoir gentil Monsieur…

C’est très attristés que nous vous communiquons aujourd’hui l’annonce du décès d’une personne exceptionnelle, probablement l’humain le plus gentil que j’ai pu connaître dans toute ma vie. Gérald Larteau nous a quittés ce 8 décembre.

Eclairagiste passionné, il était avant tout un être exquis, discret et attentionné avec tout le monde. Il se faufilait partout avec ses yeux remplis de malice et de bienveillance, regorgeant d’une énergie douce et ne ménageant ni son temps ni ses efforts pour offrir ne serait-ce qu’un petit moment de bonheur à un de ses proches, à un de ses collaborateurs, ou à qui que ce soit.

Gérald Larteau nous a quittés. Au revoir gentil Monsieur…

Il fut dans les coulisses et la technique de nombreux artistes de la variété française, tantôt à la lumière, tantôt à la poursuite, tantôt à la régie, il était partout…

Gérald Larteau nous a quittés. Au revoir gentil Monsieur…

De ses débuts aux heures héroïques dans les années soixante avec des Artistes comme Dick Rivers, en passant par les tours de chant de Linda Lemay, sans oublier plus de 30 ans de collaboration avec Patrick Sébastien, et plus récemment aux commandes dela lumière pour son ami Pierre Perret, Gérald rodait dans le décor d’innombrables spectacles.
Et dans la plupart des théâtres de France et de Navarre qu’il connaissait si bien, on peut encore entendre le murmure de sa voix entre les flight-cases esquintés par la tournée et une affiche jaunie par le temps.

 

 

Il était comme ces êtres magiques que l’on ne rencontre que dans les Gérald Larteau nous a quittés. Au revoir gentil Monsieur…contes de fées, qui vous accompagnent un moment, qui apportent des petites choses tout à fait essentielles qui illuminent vos cœurs, vos regards, vos vies, et qui disparaissent pudiquement dans un tourbillon d’étoiles sans que vous ayez pu leur témoigner et partager avec eux tous ces sentiments magnifiques qu’ils éveillent…
Un ami, qui a travaillé avec lui, me disait un jour : « Gérald, il vit pour faire plaisir aux autres. » Il y a peu de phrases qui puissent le définir aussi bien.

 

Au revoir gentil Monsieur…

Source : Soundlightup (Jocelyn MOREL)

L’Ina ouvre 16 formations à la réalité virtuelle

Stand de Ina Formation ce mois au Satis 2017. © Sonovision

Avec 475 formations, dont 79 nouvelles, l’offre 2018 d’Ina Formation permet aux entreprises grandes ou petites, médias et hors médias, aux intermittents, indépendants ou collectivités, d’engager rapidement leur modernisation numérique, qu’il s’agisse de la réalité virtuelle (VR), de l’architecture MAM, de l’administration de profils utilisateurs… Une révolution qui passe aussi par le renouvellement des parcours de formation, entre présentiel et digital.

Seize des formations ouvertes portent sur la VR afin de permettre à chacun de comprendre mais aussi d’expérimenter tous les aspects de la création d’un projet immersif, de sa conception à sa diffusion. Panorama, environnement technique, interactivité, immersion, conception VR… uniques par leur diversité sur le marché de la formation professionnelle, ces stages allient pratique et théorie.

De l’architecture MAM jusqu’à l’administration de profils utilisateurs, les formations de l’Ina couvrent par ailleurs l’ensemble des aspects techniques d’un serveur Media Asset Managment pour permettre à l’ensemble des métiers impactés par les évolutions technologiques, des journalistes aux documentalistes en passant par les monteurs, les manageurs, les administrateurs réseaux … de se professionnaliser dans ces domaines.

Blended learning, digital learning, after work et accompagnement post formations sur-mesure… la nouvelle offre met en outre l’accent sur des formations alliant présentiel et digital dans leur séquence pédagogique, ainsi que sur des formules variées et complémentaires aux stages inter-entreprises.

Signalons enfin que l’Institut accroît à 24 le nombre de ses formations qualifiantes accessibles directement par le Compte personnel de formation (CPF) ; 32 de ses formations permettent dorénavant d’obtenir un Certificat Ina de Compétences Professionnelles (CICP) qui contribue à la sécurisation des parcours professionnels.

Les enseignements sont dispensés par une équipe associant des professionnels en activité et une équipe pédagogique sur les deux sites de l’Institut national de l’audiovisuel (Bry-sur-Marne et Issy- les-Moulineaux) qui comptent 7 000 m² d’infrastructures et d’équipements à la pointe de la technologie.

Créée en 1975, l’entreprise publique collecte et conserve 80 ans de fonds radiophoniques et 70 ans de programmes de télévision qui fondent notre mémoire collective.

Source : Sonovision

Le gouvernement met en place le congé maternité unique

Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, a annoncé ce vendredi 2 juin la mise en place d’un congé maternité unique pour toutes les femmes.

Le gouvernement met en place le congé maternité unique
Marlène Schiappa, la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les hommes et les femmes. RFI/Pierre René-Worms

C’est une mesure promise par Emmanuel Macron pendant sa campagne.

La mesure annoncée devrait concerner toutes les femmes, indépendamment de leur statut. Actuellement, seules les femmes salariées ont un congé maternité correctement rémunéré. Celles qui sont pigistes, auto-entrepreneurs ou intermittents du spectacle, ont des congés maternité beaucoup plus courts et moins bien rémunérés.

L’idée est donc d’offrir les mêmes garanties à toutes les jeunes mères. Hélène Périvier, chercheuse à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), approuve : « Il est vrai qu’aujourd’hui le congé maternité est accessible sous certaines conditions, d’ancienneté notamment. Il faut avoir plus d’un an d’ancienneté chez son employeur, et puis de cotisations.

C’est vrai que certaines femmes n’ont pas accès à ce congé maternité qui est de 16 semaines rémunérées en fonction du salaire. Donc cette idée de pouvoir élargir l’action congé maternité à l’ensemble des femmes qui travaillent est effectivement une bonne mesure, qui permet de protéger les femmes pendant cette période très spécifique qui est la grossesse », explique-t-elle.

Une petite réserve toutefois : « Ce qu’il ne faudrait pas oublier, c’est qu’à côté du congé maternité, il y a le congé paternité qui est extrêmement court puisqu’il n’est que de 11 jours consécutifs et que dans une optique d’égalité femmes-hommes, il convient d’accroitre également les droits des pères à pouvoir et à devoir consacré du temps au moment de l’arrivée de l’enfant.

En fait, il faudrait essayer de redéfinir un congé parental qui soit bien rémunéré, partagé entre les deux parents, à prendre de façon alternative. C’est sur ces questions-là qu’on attend la nouvelle équipe pour essayer de produire des politiques publiques qui soient plus favorables à l’égalité des femmes et des hommes », conclut-elle.

Le congé maternité unique pour toutes les femmes quelle que soit leur situation professionnelle pourrait être mis en place après les élections législatives, donc dès cet été.

Source : RFI

17 trucs que tu connais si tu es dans le monde du spectacle

Travailler dans le monde du spectacle… quoi de plus fabuleux ?

Que tu sois sur scène ou dans l’ombre, tu sais que tu participes à la magie des arts vivants, et donc au voyage que font les spectateurs à chaque représentation. C’est quand même génial! Mais c’est aussi plein d’autres choses, que le tout public ne connait finalement pas vraiment. Tu vois de quoi on parle ? Alors tu reconnaîtras sûrement ces 17 trucs que tu vis si tu es dans le monde du spectacle.

1. Les horaires décalés, tu connais

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Ben oui, parce que les spectacles, c’est quand même souvent en soirée que ça se passe !

2. Tu sais ce que c’est que de bosser parfois pendant de lonnnnngues semaines les soirs et week-ends

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Jours fériés inclus.

3. Mais tu kiffes: voir les spectateurs entrer dans la salle, le rideau s’ouvrir, toussa toussa, c’est toujours aussi magique pour toi

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Petite montée d’adrénaline !!!

4. Si tu es dans la partie administrative du job, ok t’es pas sur scène tous les soirs, mais tu sais que, sans toi, pas de spectacle

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C’est qui qui vend les billets ? Qui gère le public ? Qui s’occupe de la com’ ? Qui gère les ventes ? C’est bibi !!!

5. Puis tu aimes voir l’envers du décor

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So exciting !

6. Si ton job c’est plutôt dans la partie régie, le mec (ou la meuf) aux gros bras, c’est toi

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Ta salle de sport, c’est au boulot. Pratique.

7. On t’appelle le pro de la débrouille…

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Polyvalence bonjouuuuuur!

8. … Ou encore super pilote

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Conduire un camion dans une ville aux heures de pointe, no souci.

9. Si tu es dans la partie « petites mains »: costumières, accessoiristes, etc., tu sais avoir la gloire discrète…

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Alors qu’il y a un petit peu beaucoup de toi sur scène !

10. Et si ton job c’est d’être sur scène, tu as des astuces bien à toi pour gérer à peu près tout: trac, maquillage, costume, relations humaines…

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« C’est quoi tes projets en ce moment ? » Heu………..

10. Une chose est sûre, quoi que tu fasses, le travail dans l’urgence, tu connais!

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« Mesdames et messieurs. La représentation de ce soir étant annulée, elle sera reportée demain et les gens qui bossent sur ce spectacle se démerderont pour faire en sorte que tout se passe bien alors que c’était pas prévu. Merci au revoir. »

11. Si tu es intermittent, tu as déjà entendu plusieurs fois « les intermittents du spectacle y sont souvent payés à rien foutre »

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S’ils savaient…

13. Pourtant, et même si tu es passionné(e) par ce que tu fais, la rémunération n’est pas toujours à la hauteur

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Donc la galère, tu connais. #vismaviedintermittent

14. Heureusement, ton travail te permet de vivre en faisant ce que tu aimes par dessus tout: mater des spectacles toute l’année

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Bah ouais ! Quand même !

15. Du coup, tu as vraiment le sentiment que ton travail t’enrichit, culturellement mais aussi humainement

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Tu vis pour ça !

16. Avec tes collègues, vous formez une vraie famille

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En même temps vous passez vos soirées ensemble donc bon…

17. Car, toi-même tu sais, le monde du spectacle regorge de gens extraordinaires…

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Et côtoyer des gens comme ça tout au long d’une carrière, c’est quand même une chance.

… Comme toi! 😉

Source : newsmonkey

Malaise. Quand Pôle Emploi détaille “la journée type d’un demandeur d’emploi”

Maladresse ou profond mépris ? Sur sa page Facebook, le Pôle emploi de Compiègne Margny a publié une infographie détaillant « la journée type d’un demandeur d’emploi efficace ». Malaise.

Malaise. Quand Pôle Emploi détaille “la journée type d'un demandeur d'emploi”

C’est bien connu, les chômeurs ne font strictement rien de leurs journées. On a tous en tête cette image du demandeur d’emploi affalé sur son canapé en regardant la télé, avec, accessoirement, une petite bière à la main, vers 9h du matin…

Histoire de renforcer le cliché, Pôle Emploi Compiègne a publié sur sa Page Facebook (supprimé depuis), un petit guide pour le demandeur d’emploi désoeuvré. Ça s’appelle « la journée type d’un demandeur d’emploi efficace« , et c’est… Maladroit, si ce n’est méprisant ?

Malaise. Quand Pôle Emploi détaille “la journée type d'un demandeur d'emploi”

Infantilisant, honteux

Le document est accueilli avec, au mieux de la perplexité, au pire une franche colère. « Quel étrange document… », s’étonne une internaute. « Quelle incroyable merde démagogique… », écrit un autre, plus virulent. « Sérieusement, virez votre Community Manager », demande un troisième utilisateur Facebook. « Infantilisant, honteux », s’énerve un quatrième.

Le post, publié le 15 mai, a été supprimé depuis. Et remplacé par un message d’excuses.


Interrogée par franceinfo,
la direction nationale de Pôle emploi assure qu’il « ne cautionne pas le contenu de l’infographie » et que cette dernière « n’aurait pas dû être publiée ni associée à Pôle emploi ». Elle déplore « un contenu maladroit » et affirme qu’il « n’a pas été produit par Pôle emploi national ».

Source : franceinfo:

Logiciel pour micro entrepreneurs : la loi anti fraude le rend obligatoire !

La loi anti fraude rentrera en vigueur le 1er janvier 2018. Elle sera applicable aux micro entrepreneurs. Voici les explications détaillées sur la loi anti-fraude et son impact sur le logiciel facturation micro entrepreneur.

Logiciel pour Micro-entrepreneurs : la loi anti fraude le rend obligatoire !

Qu’est ce que la loi Anti Fraude ?

Afin de lutter contre la fraude à la TVA liée à l’utilisation de logiciels permettant la dissimulation de recettes, la loi de finances pour 2016 instaure l’obligation à partir du premier janvier 2018 pour les commerçants et autres professionnels assujettis à la TVA d’enregistrer les paiements de leurs clients au moyen d’un logiciel de comptabilité ou d’un système de caisse sécurisés et certifiés.

Cette obligation permettra de rendre impossible la fraude qui consiste à reconstituer par un logiciel frauduleux des tickets de caisse pour soustraire des paiements en espèces des recettes de la comptabilité.

À partir du 1er janvier 2018, il sera donc obligatoire d’utiliser :

  • un logiciel de gestion ou
  • un système de caisse
  • satisfaisant aux conditions d’inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d’archivage des données
  • attestées par un certificat délivré par un organisme accrédité ou par une attestation individuelle délivrée par l’éditeur.

L’administration fiscale a précisé les conditions que doivent remplir les logiciels et systèmes de caisse, les moyens de justifier du respect de l’obligation et les modalités de la procédure de contrôle spécifique.

Loi Anti-Fraude et micro entrepreneurs

Il faut comprendre que cela concerne toute personne réalisant une activité entrant dans le champ d’application de la TVA (donc normalement soumise à TVA), quel que soit sa situation (personne physique, personne morale, de droit public ou privé) même si son chiffre d’affaire est inférieur à un certain seuil lui permettant de ne pas facturer la TVA (franchise en base de TVA).

Sont soumis à l’obligation prévue au 3° bis du I de l’article 286 du CGI, tous les assujettis à la TVA, personnes physiques ou morales, de droit privé ou de droit public, qui enregistrent eux-mêmes les règlements de leurs clients dans un logiciel de comptabilité ou de gestion ou un système de caisse, y compris en cas d’enregistrement par eux-mêmes sur un logiciel ou système accessible en ligne.

Cette obligation concerne donc également les assujettis dont tout ou partie des opérations réalisées sont exonérées de TVA ou qui relèvent du régime de la franchise en base de TVA.

Un micro entrepreneur est donc concerné s’il enregistre lui-même les règlements de ces clients dans un logiciel de comptabilité ou de gestion.

« Tous les micro entrepreneurs doivent donc s’équiper d’un logiciel de facturation ! »

Que doivent faire les micro entrepreneurs ?

Les micro entrepreneurs doivent donc s’équiper ou se mettre à jour.

Il est en effet impossible pour un micro entrepreneur d’établir son livre de recettes sur format papier à compter du 1er janvier 2018. Il doit être obligatoirement équipé d’un logiciel de facturation pour tenir son livre de recettes. Il doit donc :

  • soit mettre à jour son logiciel existant
  • soit en acquérir un compatible

Que risque un micro entrepreneur sans logiciel ?

En cas de contrôle, l’absence d’attestation sera soumise à une amende de 7 500 € par logiciel ou système non certifié.

Le micro entrepreneur devra :

  • payer l’amende de 7500€
  • régulariser sa situation dans les 60 jours.

Dans certains cas, les assujettis pourront se mettre en conformité avec cette nouvelle obligation grâce à une simple mise à jour de leur logiciel de caisse, dans le cadre d’un contrat de maintenance souscrit lors de l’achat du logiciel.

Il existe de nombreux logiciels et services à destination des micro entrepreneurs.

Sources : Service Public et FDAE