CFDT, CFTC et CFE-CGC signent le cadrage financier des intermittents

La CFDT, la CFTC et la CFE-CGC ont signé la lettre de cadrage de la négociation d’assurance chômage des intermittents du spectacle, qui leur impose un effort d’au moins 105 millions d’euros par an.

Quant à la CGT et à Force ouvrière, elles ont refusé de signer.

Le document, proposé par le patronat, demande aux intermittents 185 millions d’euros d’économies en année pleine d’ici à 2018, mais suggère que l’Etat en compense une partie, à hauteur de 80 millions. Cela reviendrait peu ou prou à prolonger la contribution déjà consentie par l’Etat depuis 2014, pour compenser un durcissement des règles d’indemnisation des intermittents.

Ce cadrage a recueilli les signatures de la CFDT et de la CFE-CGC, selon leurs négociateurs Véronique Descacq et Franck Mikula.

« signature avec réserves »

Il s’agit toutefois, pour la CFE-CGC, d’une « signature avec réserves« . Le syndicat a adressé aux autres négociateurs une « lettre d’explication » dans laquelle il estime que « l’enveloppe d’économies attendues de la négociation professionnelle est de 105 millions« , et ce même si l’Etat refuse de contribuer.

« Il n’est pas de notre pouvoir d’imposer un financement de la part de l’Etat et surtout de le renvoyer à la charge des salariés du secteur dans l’hypothèse où l’Etat refusait d’apporter sa contribution« , écrit Franck Mikula dans son courrier dont l’AFP a obtenu copie.

Selon lui, « mettre de façon impérative un financement de l’Etat dans cette négociation risque de porter préjudice, à terme, au paritarisme auquel nous sommes très attachés« .

La CFTC, qui a annoncé sa signature mercredi, estime au contraire que « l’Etat doit assumer sa responsabilité et prendre part à cet effort global » pour financer « sa politique culturelle« .

Le syndicat réfute toute « remise en cause du principe de gestion paritaire » de l’assurance chômage, car les 80 millions demandés « sont sans commune mesure avec les 33 milliards de recettes annuelles » du régime.

La profession, où la CGT est majoritaire, a jusqu’au 28 avril pour s’accorder sur les règles de son régime, qui accusait un déficit de 918 millions d’euros en 2015, selon une estimation de l’Unédic.

Source : L’Express


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