Le monde du spectacle s’attend à des lendemains plus difficiles

Le secteur, qui a connu une forte croissance jusqu’en 2010, est arrivé à maturité. Il va devoir affronter la baisse des subventions publiques au moment où la fréquentation est fragilisée par les attentats.

Le monde du spectacle s’attend à des lendemains plus difficiles

Au moment même où les professionnels du spectacle s’inquiètent des conséquences durables  de l’attaque du 13 novembre au Bataclan , le deuxième panorama de l’économie de la culture et de la création en France que vient de rendre publique le cabinet EY, fait ressortir la vitalité de cette filière jusqu’alors. Ainsi, entre 2011 et 2013, le poids économique du spectacle musical a cru de 12% pour atteindre 2,6 milliards d’euros. Six français sur dix assistent à un concert ou un festival au moins une fois par an. Et leur appétit ne se limite pas à un genre musical précis : si les droits d’auteur collectés lors des tournées ont diminué de 9,5% en 2012, ceux des concerts symphoniques ont grimpé de 48%, la diversité des formats proposés dans le classique ayant probablement contribué à séduire un plus large public.

Progression ralentie

Si les professionnels de la musique avaient vu dans « le live » une planche de salut entre 2005 et 2010, après le déclin des ventes de CD, le spectacle vivant semble toutefois ralentir sa progression : l’étude EY y voit le signe qu’il est parvenu à une certaine maturité. Quant à l’export, quelques tournées internationales ont certes fait rayonner la musique française comme celle de Zaz, mais le chiffre d’affaires réalisé hors de France reste faible, soit 27 millions d’euros en 2012, aux deux tiers générés en Europe.

L’ensemble du spectacle vivant (danse, théâtre, concerts, cirque) représentait 7,98 milliards d’euros en 2013, en hausse de 3,9% par rapport à 2011, et 235.200 emplois, à 70% intermittents. Jusqu’ici un large pan de ce secteur bouclait son budget grâce aux subventions des collectivités, séduites par les retombées touristiques résultant de leur attractivité territoriale ainsi renforcée. A l’avenir la diminution des ressources publiques, risque de pénaliser les plus fragiles, d’autant que la France est particulièrement bien maillée en équipements culturels qui représentent d’importantes charges de fonctionnement pour l’Etat et les collectivités locales : un millier de théâtres, 26 scènes lyriques, 17 Zenith, 79 scènes de musiques actuelles, 16 centres chorégraphiques, plusieurs milliers de festivals…

Recettes propres en hausse

Le redécoupage territorial autour de grandes régions, qui sera bientôt effectif, risque d’ailleurs de pénaliser cette économie festivalière, concentrée à 90% en province. Heureusement ces manifestations ont activement développé ces dernières années le sponsoring, à l’instar du « Printemps de Bourges Crédit Mutuel », ou le mécénat à l’exemple des Eurockéennes de Belfort, de Jazz à Vienne, ou du festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence. Entre 2009 et 2012 les recettes propres de ces évènements ont cru de 27% selon EY.

Source : Les Echos


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