Pays-Haut : l’union fait-elle la force des intermittents du spectacle ?

Une société coopérative d’intérêt collectif pour les intermittents de la région pourrait naître dans les semaines à venir. Première réunion pour ce projet original ce lundi 28 mai, à Nilvange.

Pays-Haut : l’union fait-elle la force des intermittents du spectacle ?
Plusieurs intermittents du spectacle du Pays-Haut font partie d’une initiative originale : la possible création d’une société coopérative d’intérêt collectif. Une réunion a lieu lundi soir au café culture Le Gueulard, à Nilvange. Photo Illustration RL

C’est une initiative suffisamment rare pour être signalée. Plusieurs intermittents du spectacle de Lorraine, dont quelques artistes du Pays-Haut, ont décidé d’organiser une réunion lundi 28 mai à 18h30 au café culture Le Gueulard, à Nilvange, dans l’objectif de créer une société coopérative d’intérêt collectif (Scic) regroupant tous les intermittents de la région. Explications avec le Longovicien Boris Maxant, qui fait partie de ceux qui ont lancé l’idée au sein de la compagnie Les Miroisques.

Pourquoi avoir lancé l’idée ?

Boris MAXANT  : « Déjà, il s’agirait de rassembler tous les artistes mais aussi tous ceux qui sont dans la production et la diffusion culturelle, comme les salles de spectacle ou les salles de répétition, au sein d’une structure coopérative. L’intérêt serait multiple. Beaucoup d’entre nous sont dans la précarité. Il nous faut donc nous regrouper pour réussir à peser. Cela permettrait aussi de mutualiser les moyens, notamment pour l’achat de matériel son ou image ou autres. On pourrait aussi imaginer proposer des avances à taux zéro du collectif pour celles et ceux qui sont dans la difficulté momentanée. Quand un groupe de musique souhaite presser un disque ou louer une salle pour une prestation, ça pourrait le dépanner.Il y aurait une structure capable de gérer toutes les démarches administratives. »

Existe-t-il d’autres Scic de ce genre ?

« Il y en a une en projet en Alsace. Mais les premiers retours qu’on a montrent que de nombreuses personnes sont intéressées par la démarche. »

Y aura-t-il du monde lundi ?

« On a lancé les invitations. On devrait être nombreux. Tout le monde est le bienvenu, même si dans un premier temps, on se préoccupera surtout du spectacle vivant et des intermittents. Ceci dit, c’est une réunion d’information, donc on pourra échanger avec d’autres personnes également. À noter que Joel Beyler, de la coopérative alsacienne Artenréel#1, sera présent. C’est une première rencontre entre nous qui en appellera, je l’espère, d’autres. »

Pourquoi est-ce si difficile d’être intermittent ?

« On entend souvent que les artistes sont payés même quand ils ne sont pas sur scène. Beaucoup de gens oublient que monter des spectacles demande des phases de création, de répétition, de préparation des costumes ou encore des décors. Ce statut a été une belle conquête, mais il a tout de suite été remis en question, notamment par le patronat. Ce n’est pas la panacée mais il permet tout de même des choses, notamment de rémunérer l’acte de création. »

Propos recueillis par S. B.

Source : Le Républicain Lorrain


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